{"id":16683,"date":"2024-08-29T13:45:48","date_gmt":"2024-08-29T17:45:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/comment-sauver-la-loi-canadienne-sur-la-sante\/"},"modified":"2024-08-29T13:47:53","modified_gmt":"2024-08-29T17:47:53","slug":"comment-sauver-la-loi-canadienne-sur-la-sante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/comment-sauver-la-loi-canadienne-sur-la-sante\/","title":{"rendered":"Comment sauver la Loi canadienne sur la sant\u00e9\u2009?"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00c0 l\u2019occasion du 40e anniversaire de la Loi canadienne sur la sant\u00e9, des chercheurs ont r\u00e9examin\u00e9 la l\u00e9gislation et sugg\u00e9r\u00e9 des moyens de rendre les soins de sant\u00e9 plus universels, plus accessibles et plus complets.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans, qui s\u2019est tenue le 20 juin dernier \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, les pan\u00e9listes Y.Y. Chen, Martha Paynter et Marie Carpentier ont discut\u00e9 de la mani\u00e8re de rem\u00e9dier \u00e0 certaines des lacunes de la Loi canadienne sur la sant\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>La table ronde peut \u00eatre visionn\u00e9e ici \u2014<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Revisiting the Canada Health Act\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/5PANNabdIJU?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Y.Y. Chen est professeur associ\u00e9 \u00e0 la Facult\u00e9 de droit de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, dans la section Common Law. Il est sp\u00e9cialiste du droit des migrants \u00e0 la sant\u00e9, des d\u00e9terminants sociaux de la sant\u00e9, du contr\u00f4le des maladies infectieuses aux fronti\u00e8res et du tourisme m\u00e9dical.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16397\" srcset=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/YY-Chen-CHA-CHC-3165-2048x1365.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Y.Y. Chen s\u2019exprimant lors de la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, le 20 juin 2024. Photo par John Major.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Chen s\u2019est prononc\u00e9 contre les p\u00e9riodes d\u2019attente pr\u00e9vues par la Loi canadienne sur la sant\u00e9, en particulier pour les Canadiens qui reviennent d\u2019un s\u00e9jour prolong\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tranger et pour les nouveaux arrivants qui s\u2019installent au Canada.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Ces p\u00e9riodes d\u2019attente menacent leur sant\u00e9 et leur bien-\u00eatre et servent un objectif l\u00e9gislatif qui, \u00e0 mon avis, est quelque peu douteux \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Chen.<\/p>\n\n\n\n<p>Chen a expliqu\u00e9 que les crit\u00e8res de transf\u00e9rabilit\u00e9 de la Loi canadienne sur la sant\u00e9 autorisent les programmes d\u2019assurance maladie provinciaux et territoriaux \u00e0 mettre en place une p\u00e9riode d\u2019attente, \u00e0 condition qu\u2019elle ne d\u00e9passe pas trois mois. Cette autorisation est renforc\u00e9e par un autre article de la Loi canadienne sur la sant\u00e9 qui d\u00e9finit les personnes assur\u00e9es comme excluant les r\u00e9sidents qui n\u2019ont pas respect\u00e9 la p\u00e9riode d\u2019attente.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Chen, certaines provinces et certains territoires n\u2019imposent aucune p\u00e9riode d\u2019attente aux nouveaux r\u00e9sidents venant de l\u2019\u00e9tranger, tandis que d\u2019autres imposent une p\u00e9riode d\u2019attente \u00e0 certains groupes de r\u00e9sidents de retour au pays et aux nouveaux arrivants.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Pour att\u00e9nuer les inconv\u00e9nients r\u00e9els ou potentiels de la p\u00e9riode d\u2019attente de trois mois et les \u00e9ventuelles violations des droits de la personne, les nombreux territoires et de nombreuses provinces qui imposent une telle p\u00e9riode d\u2019attente encouragent activement les nouveaux r\u00e9sidents \u00e0 souscrire \u00e0 une assurance maladie priv\u00e9e \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Chen, soulignant les probl\u00e8mes d\u2019\u00e9quit\u00e9 li\u00e9s au fait que les compagnies d\u2019assurance maladie priv\u00e9es ne couvrent pas les probl\u00e8mes de sant\u00e9 pr\u00e9existants, y compris la grossesse et d\u2019autres soins de sant\u00e9 reproductive.<\/p>\n\n\n\n<p>Les p\u00e9riodes d\u2019attente sont parfois justifi\u00e9es comme \u00e9tant un moyen de lutter contre ce que l\u2019on appelle le tourisme de sant\u00e9. Le tourisme de sant\u00e9 se produit lorsque des personnes viennent au Canada pour profiter du syst\u00e8me de sant\u00e9 canadien. Pour M. Chen, il n\u2019existe aucune preuve concr\u00e8te que le tourisme de sant\u00e9 est un probl\u00e8me significatif et important au Canada.\r\n<\/p>\n\n\n\n<p>Martha Paynter est directrice de la recherche en soins infirmiers au sein de l\u2019\u00e9quipe de recherche sur la contraception et l\u2019avortement de l\u2019Universit\u00e9 de Colombie-Britannique, et professeure adjointe \u00e0 la Facult\u00e9 des sciences infirmi\u00e8res de l\u2019Universit\u00e9 du Nouveau-Brunswick. Elle est l\u2019autrice de Abortion to Abolition : Reproductive Health and Justice in Canada (Fernwood).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16399\" srcset=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Martha-Paynter-CHA-CHC-3216-2048x1365.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Martha Paynter lors de la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, le 20 juin 2024. Photo de John Major.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Paynter a d\u00e9crit les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de soins li\u00e9s \u00e0 l\u2019avortement au Canada au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, tout en rappelant qu\u2019en 1988, le Canada \u00e9tait le seul pays au monde \u00e0 avoir compl\u00e8tement d\u00e9criminalis\u00e9 l\u2019avortement.<\/p>\n\n\n\n<p>Paynter a d\u00e9crit les progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s en mati\u00e8re de soins li\u00e9s \u00e0 l\u2019avortement au Canada au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es, tout en rappelant qu\u2019en 1988, le Canada \u00e9tait le seul pays au monde \u00e0 avoir compl\u00e8tement d\u00e9criminalis\u00e9 l\u2019avortement.\r\n\r\nElle a d\u00e9crit la fa\u00e7on dont les soins li\u00e9s \u00e0 l\u2019avortement, autrefois r\u00e9serv\u00e9s aux m\u00e9decins, sont aujourd\u2019hui plus accessibles gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019introduction des avortements m\u00e9dicamenteux. Davantage de professionnels de la sant\u00e9, tels que les infirmi\u00e8res praticiennes, sont d\u00e9sormais en mesure de fournir des services d\u2019avortement.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab En commen\u00e7ant par le Nouveau-Brunswick, nous avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un financement public pour la mif\u00e9pristone. Il s\u2019agit d\u2019une pilule que l\u2019on prend chez soi et qui est pay\u00e9e par le r\u00e9seau public. Vous pr\u00e9sentez votre carte d\u2019assurance maladie \u00e0 votre pharmacie et vous rentrez chez vous avec le m\u00e9dicament \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Paynter.<\/p>\n\n\n\n<p>Paynter a fait remarquer que la mif\u00e9pristone n\u2019enl\u00e8ve rien \u00e0 la rare n\u00e9cessit\u00e9 des avortements tardifs, et l\u2019importance de former les professionnels de la sant\u00e9 \u00e0 ce type d\u2019intervention.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Il existe un risque de d\u00e9qualification, ou de perte d\u2019expertise, en cas d\u2019expansion massive de la mif\u00e9pristone et de l\u2019avortement m\u00e9dicamenteux. Il y a beaucoup moins de gens qui pratiquent l\u2019avortement m\u00e9dical, dont vous aurez toujours besoin, et si vous ne faites pas assez souvent quelque chose, vous ne serez plus comp\u00e9tent pour pratiquer l\u2019intervention. Nous avons vu dans des pays comme l\u2019\u00c9cosse et la Su\u00e8de, o\u00f9 l\u2019avortement par m\u00e9dicament est de 95 \u00e0 99 pour cent, qu\u2019ils ne sont tout simplement plus en mesure d\u2019offrir ces soins \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Paynter.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien qu\u2019elle ait soulign\u00e9 les victoires en mati\u00e8re de sant\u00e9 reproductive, comme la contraception universelle en Colombie-Britannique, elle a fait remarquer que \u00ab nous avons \u00e9galement connu une aust\u00e9rit\u00e9 croissante et que, d\u00e8s lors, qu\u2019importe si vous disposiez de m\u00e9dicaments pour faire votre fausse couche \u00e0 la maison, si vous n\u2019avez pas de maison? Nous devons vraiment penser \u00e0 la vie socio-\u00e9conomique de la patiente dans son sens large lorsque nous r\u00e9fl\u00e9chissons aux violations de la Loi canadienne sur la sant\u00e9 dans ce domaine de soins, et repenser vraiment \u00e0 partir du cadre de justice reproductive \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Paynter d\u00e9finit la justice reproductive comme un mouvement et une philosophie issue du f\u00e9minisme noir am\u00e9ricain. \u00ab C\u2019est un terme qui a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 dans les ann\u00e9es 1990, mais qui, th\u00e9oriquement, a toujours exist\u00e9 en termes de pens\u00e9e f\u00e9ministe noire et qui critique vraiment l\u2019obsession f\u00e9ministe blanche pour l\u2019avortement, en disant que non seulement nous avons besoin du droit de ne pas avoir d\u2019enfant, mais aussi du droit d\u2019avoir un enfant et de l\u2019\u00e9lever en toute s\u00e9curit\u00e9 dans un foyer s\u00fbr \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Mme Paynter qui a \u00e9galement d\u00e9crit la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019am\u00e9liorer les transports publics pour que tout le monde puisse avoir acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Marie Carpentier est charg\u00e9e de cours dans plusieurs facult\u00e9s de droit du Qu\u00e9bec et a \u00e9t\u00e9 conseill\u00e8re juridique \u00e0 la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse pendant plus d\u2019une douzaine d\u2019ann\u00e9es. Elle travaille actuellement comme avocate \u00e0 la Direction des affaires juridiques de la Commission des normes, de l\u2019\u00e9quit\u00e9, de la sant\u00e9 et de la s\u00e9curit\u00e9 du travail et est chercheuse associ\u00e9e \u00e0 la COMRADES.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16401\" srcset=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Marie-Carpentier-CHA-CHC-3291-2048x1365.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Marie Carpentier lors de la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, le 20 juin 2024. Photo de John Major.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Carpentier a expliqu\u00e9 comment le droit international des droits de la personne peut venir \u00e0 la rescousse de la Loi canadienne sur la sant\u00e9. Elle a d\u00e9crit la fa\u00e7on dont un rapporteur sp\u00e9cial des Nations Unies a signal\u00e9 une hypoth\u00e8se inexacte selon laquelle les obligations internationales du Canada en mati\u00e8re de droits de la personne ne seraient pas juridiquement contraignantes. Le rapporteur a formul\u00e9 quelques recommandations pour aider le Canada \u00e0 respecter ses obligations en mati\u00e8re de droits de la personne et \u00e0 consid\u00e9rer les soins de sant\u00e9 comme un droit de fondamental.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab Le droit \u00e0 la sant\u00e9 ne figure nulle part dans nos lois au Canada, mais il est n\u00e9anmoins garanti par de nombreux trait\u00e9s sign\u00e9s par le Canada \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 Carpentier.<\/p>\n\n\n\n<p>Carpentier a \u00e9voqu\u00e9 le cas de <a href=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/en-souvenir-de-la-lutte-de-nell-toussaint-immigrante-en-faveur-de-lassurance-maladie-pour-tous-quel-que-soit-le-statut-dimmigration\/\">Nell Toussaint<\/a>, une femme qui s\u2019est vue refuser l\u2019acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9 en raison de son statut d\u2019immigration irr\u00e9gulier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable-1024x683.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-16413\" srcset=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable-1024x683.jpeg 1024w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable-300x200.jpeg 300w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable-768x512.jpeg 768w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable-1536x1024.jpeg 1536w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/Toussaint-at-CHA-roundtable.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Une photo de Nell Toussaint expos\u00e9e \u00e0 la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans, \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, le 20 juin 2024. Photo prise par John Major.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Y.Y. Chen et la Coalition canadienne de la sant\u00e9 participent aux efforts visant \u00e0 rendre justice \u00e0 Mme Toussaint, et \u00e0 poursuivre son combat en faveur des soins de sant\u00e9 pour les migrants en situation irr\u00e9guli\u00e8re. Plus t\u00f4t cette ann\u00e9e, la Coalition canadienne de la sant\u00e9 et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) ont rendu hommage \u00e0 Mme Toussaint lors d\u2019une r\u00e9ception multipartite sur la Colline du Parlement. \u00c0 l\u2019occasion du Mois de l\u2019histoire des Noirs, le SCFP a c\u00e9l\u00e9br\u00e9 Mme Toussaint et sa lutte pour des soins de sant\u00e9 universels au moyen d\u2019une affiche qui illustre son esprit combatif.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9e \u00e0 la Grenade, Mme Toussaint a grandi \u00e0 Trinidad. Elle est d\u00e9m\u00e9nag\u00e9e au Canada dans la vingtaine et a travaill\u00e9 comme femme de m\u00e9nage, pu\u00e9ricultrice et ouvri\u00e8re d\u2019usine. Elle a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e par des consultants en immigration peu scrupuleux qui l\u2019ont emp\u00each\u00e9e de r\u00e9gulariser son statut d\u2019immigr\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Au Canada, les migrants en situation irr\u00e9guli\u00e8re n\u2019ont pas acc\u00e8s aux soins publics de sant\u00e9. Ainsi, lorsque Mme Toussaint est tomb\u00e9e malade, on lui a refus\u00e9 l\u2019acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9. Au fur et \u00e0 mesure que son \u00e9tat s\u2019aggravait, le pr\u00e9judice qu\u2019elle a subi est devenu irr\u00e9parable. Pourtant, ni sa province ni le gouvernement f\u00e9d\u00e9ral n\u2019ont voulu l\u2019assurer. N\u2019\u00e9tant pas du genre \u00e0 baisser les bras, Nell Toussaint a intent\u00e9 une action en justice contre le Canada en faisant valoir que le fait de refuser aux migrants en situation irr\u00e9guli\u00e8re l\u2019acc\u00e8s aux soins de sant\u00e9 constituait une violation de la Charte canadienne.<\/p>\n\n\n\n<p>Toussaint a port\u00e9 son combat jusqu\u2019aux Nations unies. Un comit\u00e9 des Nations unies a jug\u00e9 que le Canada avait viol\u00e9 son droit \u00e0 la vie et a demand\u00e9 au Canada d\u2019accorder des soins de sant\u00e9 \u00e0 tous les migrants en situation irr\u00e9guli\u00e8re. Le Canada ayant refus\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, ses d\u00e9fenseurs et les membres de sa famille poursuivent son combat juridique contre le Canada pour l\u2019obliger \u00e0 fournir des soins de sant\u00e9 aux migrants en situation irr\u00e9guli\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Ceci est le sixi\u00e8me blogue d\u2019une s\u00e9rie de blogues hebdomadaires r\u00e9sumant ce qui a \u00e9t\u00e9 entendu lors de la table ronde de recherche sur la Loi canadienne sur la sant\u00e9 \u00e0 40 ans qui s\u2019est tenue \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa le 20 juin 2024. Cette table ronde \u00e9tait organis\u00e9e par la Coalition canadienne de la sant\u00e9 et le Centre de droit, de politique et d\u2019\u00e9thique de la sant\u00e9 de l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Ottawa, avec le soutien de l\u2019Universit\u00e9 St. Thomas \u00e0 Fredericton.<\/p>\n\n\n\n<p>Le blogue de la semaine prochaine traitera de la table ronde sur les solutions en mati\u00e8re de soins publics de sant\u00e9 avec Fr\u00e9derique Chabot d\u2019Action Canada, Edward Xie de M\u00e9decins canadiens pour le r\u00e9gime public, et Robert Barkwell et Ian Johnson de la Nova Scotia Health Coalition. Les webinaires pr\u00e9c\u00e9dents peuvent \u00eatre visionn\u00e9s sur la cha\u00eene YouTube de la Coalition canadienne de la sant\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image is-style-rounded\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"150\" height=\"150\" src=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/T-Glynn-Headshot-150x150.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-7419\" srcset=\"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/T-Glynn-Headshot-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/T-Glynn-Headshot-800x800.jpg 800w, https:\/\/www.healthcoalition.ca\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/T-Glynn-Headshot-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><figcaption>Tracy Glynn est la directrice des op\u00e9rations et des projets pour la Coalition canadienne de la sant\u00e9<\/figcaption><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des chercheurs proposent des solutions aux lacunes de la Loi canadienne sur la sant\u00e9<\/p>\n","protected":false},"author":129,"featured_media":16396,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"give_campaign_id":0,"footnotes":""},"categories":[98],"tags":[157],"class_list":["post-16683","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-analysis-fr","tag-loi-canadienne-sur-la-sante"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16683","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/129"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=16683"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16683\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16685,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/16683\/revisions\/16685"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/16396"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=16683"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=16683"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.healthcoalition.ca\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=16683"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}