La Coalition canadienne de la santé réagit à la mise en garde de la ministre de la Santé à l’intention de l’Alberta concernant le projet de loi 11
La ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel, a eu une « conversation franche » avec son homologue albertaine, Adriana LaGrange, au sujet du projet de loi 11, qui fait l’objet de vives controverses, selon un article paru hier.
Le président de la Coalition canadienne de la santé s’est dit encouragé par le fait que la ministre de la Santé porte davantage d’attention sur les mesures prises par l’Alberta en faveur d’une privatisation sans précédent, qui crée un système de santé injuste et à deux vitesses.
« La ministre Michel doit préciser que le gouvernement fédéral considère que le projet de loi 11 de l’Alberta constitue une violation flagrante de la Loi canadienne sur la santé », a déclaré Jason MacLean, président de la coalition. « Cela permettra de rassurer la population sur sa volonté de faire respecter la Loi ».
Le projet de loi 11 ou « Bill 11 », officiellement connue sous le nom de la Loi de 2025 modifiant les lois sur la santé (n° 2), a été adoptée en décembre, et permettra aux médecins de pratiquer à la fois dans les systèmes public et privé, en facturant aux patients ayant de l’argent le montant qu’ils souhaitent pour les procédures médicalement nécessaires. Le projet de loi 11 encourage également l’expansion dangereuse de l’assurance privée pour couvrir les services fournis par le secteur privé.
La Coalition canadienne de la santé, en collaboration avec l’organisation albertaine Friends of Medicare et de nombreux autres alliés, exhorte les députés à faire respecter la Loi canadienne sur la santé. Des milliers de lettres ont été envoyées par des sympathisants à leurs députés.
En février, les bénévoles de la coalition ont rencontré des parlementaires et ont constaté que 66 % des députés libéraux étaient favorables à l’application de la Loi canadienne sur la santé, notamment la suspension des transferts en matière de santé vers les provinces qui permettent des obstacles financiers à l’accès aux soins.


